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Terre de Liens Normandie Marche pour la terre 30 septembre, 1er et 2 octobre

Terre de Liens Normandie organise les 30 septembre, 1er et 02 octobre prochains, une Marche pour la Terre visant à montrer le pouvoir d'agir de la société civile pour multiplier les installation en agriculture biologique, à taille humaine, proches de chez nous, en tous lieux!

Si le flot des citoyens et citoyennes qui prennent en main leur avenir alimentaire ne cesse de grossir - 60 000 familles en AMAP, 10 000 investisseurs solidaires engagés avec Terre de Liens...-, nombreux sont encore les obstacles aux agricultures (bio, biodynamique, paysanne) que nous défendons. Nous avons des porteurs de projets qui sont en recherche de terres. Mais l'adéquation citoyenne avec les propriétaires fonciers reste encore à améliorer :  car il y a certainement des propriétaires qui ignorent encore qu'avec des surfaces moindres que les standards de l'installation conventionnels, nous pouvons créer des emplois agricoles de proximité, non délocalisable et durables.

De même, la gouvernance foncière instituée, si elle évolue, change malgré tout très lentement, trop lentement et de façon marginale pour que nous concentrions notre action que sur leur propre évolution... Les vrais leviers, les plus puissants, les plus durables, sont ailleurs, en chacune de nos volontés propres qui, re-LIEES entre elles, sont la principale solution au changement que nous engageons...

Nous appelons donc à la mobilisation citoyenne pour mettre ensemble un gros coup de projecteur sur notre volonté partagée de voir les choses changer en matière d'accès à la terre à vocation alimentaire. Nous parions sur notre volonté et nos actes qui feront bouger les pouvoirs publics pour qu'ils prennent plus encore leurs responsabilités à toutes les échelles territoriales : certains le fond déjà, dans les Régions, dans certaines communes, certaines communautés de communes, quelques départements, et l'Etat? et l'Europe (la PAC n'est levier de changement que de l'agriculture qui est en place, pas - encore? - celle du développement de l'agriculture soutenable à inventer)...

Nous en appelons donc en premier lieux, au mouvement des amapiens et amapienne en Normandie (et régions limitrophes) à converger avec les bénévoles Terre de Liens, actionnaires, donnateurs. Car c'est eux qui peuvent donner un signe fort aux organisations de développement agricole alternatifs qui luttent depuis longtemps en ce sens, auxquels il faut articuler notre propre capacité d'agir économique de citoyen responsable. Car, c'est aussi un signe qu'il faut envoyer au paysans qui par ailleurs, hors de ces réseaux, sont aussi pour la plupart les victimes de choix faits par leur corporation, par le système agro-industriel, et plus largement par la société : ils peuvent changer, ils le feront d'autant plus sereinement, qu'ils seront soutenu, en direct, par les citoyens et les territoires... 

Merci donc de relayer cet appel et les documents qui lui sont joints pour que, vendredi 30, samedi 1er octobre et dimanche 2 octobre, nous soyons nombreux à montrer dans la bonne humeur, que nous avons déjà commencé à passer à l'action en ré-aménageant des bouts de campagne, cellules souches / devenir minoritaire promis à un belle à-venir. Nous avons commencé à redessiner nos espaces périurbains, nous pouvons faire de même en tous lieux, en toutes campagnes, soutenus par des propriétaires réservant leurs terres à ces agricultures réellement soutenables, soutenus par des communes soucieuses de voir se repeupler leurs campagnes, se remultiplier les activités économiques de proximités et les services publics qui vont avec...

Rendez-vous donc dans l'Eure, à la fin du mois!

Et encore merci à toutes celles et ceux qui relaieront cet appel!

Terre de Liens Normandie

http://www.terredeliensnormandie.org/

 

Pour une Nouvelle alliance agricole en Bretagne : Un pas dans la bonne direction

 

Le 23 et 24 juin derniers, le CR a adopté un texte « pour une nouvelle alliance en Bretagne ». Ce texte traduit enfin un réel changement d'orientation, notamment par rapport à la déclaration de l'exécutif régional du 22 avril à Pontivy après la consultation engagée par la région sur le sujet agricole qui semblait botter en touche en considérant que toutes les agricultures sont compatibles.

Enfin la région reconnaît que :

« L’agriculture fait aujourd’hui face à un immense défi à brève échéance : la fin de l’agriculture chimique ».

« L’imminence incontestée du pic de production pétrolière ouvre une nouvelle ère où l’énergie sera plus rare et plus chère. »

« La Bretagne crée moins de valeur ajoutée par actif que la moyenne française. »

« Les exploitations sont très nombreuses et plus ou moins bien organisées entre elles. Au niveau de la transformation, les entreprises industrielles sont bien moins nombreuses ; de plus elles connaissent actuellement un mouvement de concentration.

«Au niveau de la distribution, quelques grandes entreprises illustrent parfaitement une situation d’oligopole. »

Il faut « réduire cette dépendance par davantage d’autonomie protéique, en encourageant le recours à l’herbe et aux cultures protéagineuses dans les rotations culturales. »

http://agriculture.bretagne.fr/internet/jcms/gbo_73213/accueil

La gestion du foncier et de l'installation doit être une priorité.

Nous nous félicitons que la Région réaffirme son engagement d'être une région sans OGM. Toutefois l'engagement sans OGM, ne saurait se réduire uniquement à un argument de vente à travers des signes distinctifs de qualité. C'est sur le plan réglementaire que cela doit se situer et non sur un cadre normatif de démarche volontaire. Se déclarer région sans OGM doit amener la région à apporter son soutien sans réserve aux mouvement des faucheurs volontaires et à maintenir la pression sur l'ensemble des parlementaires nationaux et européens.

Si effectivement la question de l'énergie est déterminante dans la remise en cause du modèle productiviste, la question de la santé publique est tout aussi essentielle. Rappelons que la pollution de l'air par l'agriculture en Bretagne est l'une des 3 plus mauvaises d'Europe (source : The European Polluant Release and Transfer Register, E-PRTR). De même, au regard de la gravité des conséquences en terme de santé publique, l'usage des antibiotiques comme stimulateurs de croissance dans l'agriculture doit être prohibé.

Sur la question foncière, quand depuis 10 ans, la Bretagne perd 5 000 hectares de surface agricole par an, l'objectif d’acquisition ou de rétrocession par l'EPF d’environ 2 000 ha en 5 ans, soit 400 hectares par an, semble bien dérisoire, surtout que cela ne concerne que les bassins versants responsables des algues vertes. D'après la convention signée en juillet 2011 entre la SAFER et l'EPF « Foncier Bretagne », les limites à la consommation d’espace foncier et la préservation des surfaces agricoles et naturelles ne doivent pas être « un frein au développement local et à la mise en place d’infrastructures». Cette formulation indique bien que l'activité agricole n'est pas considérée comme du développement local et que le développement est forcément consommateur d'espace !

Comment apprécier une politique de repeuplement agricole sans objectifs chiffrés annuels capables d'endiguer et d'inverser la tendance quand on sait que 2400 exploitations disparaissent chaque année depuis 10 ans ?

Enfin comment apprécier la cohérence de cette orientation positive pour la Bretagne, quand en même temps la région s'engage à hauteur de 28,9 M€ pour soutenir le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes. Outre le caractère discutable de cet aménagement au regard des engagements de la France en matière de réduction des GES, ce projet participe l'accélération de conurbation entre Nantes et Rennes, et de la destruction de plus de 2000 hectares de terres agricoles et naturelles dans une zone de biodiversité exceptionnelle, supprimant au passage 40 exploitations agricoles et en amputant 40 autres ?

Nous regrettons que ne soit pas abordée la question des villes bretonnes, de la nécessaire modification radicale de leur politique d'urbanisme, pour maîtriser l'étalement urbain, encourager un approvisionnement alimentaire de proximité, permettre l'auto-production notamment dans les quartiers populaires. Nous rappelons les objectifs demandés par "Alimentons les régions" en mars 2010 : 2000 paysans (6 000 emplois induits) et 6 000 hectares de terre en plus sur 6 ans pour alimenter les villes bretonnes.

L'initiative « alimentons les régions » soutenue par un large réseau d'organisations et de personnalités, a lancé une interpellation régionale « Alimentons la Bretagne » auprès de tous les candidats aux élections régionales en proposant des objectifs chiffrés. Sept formations politiques ont répondu dont celle conduite par Monsieur Jean Yves Le Drian. Les réponses sont consultables sur le site « Alimentons les régions ».

http://www.alimentons-les-regions.fr/index.php/les-reponses

Au regard des positions que nous défendons, nous ne pouvons que nous féliciter de cette évolution de la région Bretagne sur la question agricole.

Cependant, nous attendons de voir comment cette orientation positive se traduira dans les faits, avec quelles véritables politiques publiques et avec quels moyens financiers.

Alimentons la Bretagne.

Mis à jour (Lundi, 25 Juillet 2011 10:21)

 

Changer de modèle agricole et alimentaire en Bretagne ?

le jeudi 9 juin à 20h
Débat à La Marmite


Bobéhec - La Vraie Croix

Plan d'accès


Pour la Région Bretagne, tous les modes de production agricoles sont compatibles. Est-ce bien le cas quand l'agrandissement des exploitations est préféré à l'installation de nouveaux agriculteurs, quand l'agriculture paysanne peine à trouver des terres, quand la qualité de l'alimentation est en question, quand l'agriculture productiviste perd 4000 emplois par an en Bretagne, quand l'agriculture bio ne représente que 2% de la production française, quand les paysans du monde meurt de faim...

Que ce soit par rapport aux enjeux internationaux ou locaux, la remise en cause du modèle agro-industriel breton s'impose. Cela ne peut se faire qu'en construisant des alliances avec la société bretonne, et notamment sa jeunesse, pour changer la politique agricole et alimentaire en Bretagne.

Dans le cadre du Printemps pour une économie équitable dont le thème est « Démocratisons l'alimentation, alimentons la démocratie » (télécharger l'affiche), Emmanuel Antoine, président de l'association Minga, animateur de la campagne « Alimentons les régions » animera ce débat.


Cette soirée sera également l'occasion de présenter deux ouvrages publiés dans le cadre de la campagne « Alimentons les régions » :

- « Seule la diversité cultivée peut nourrir le monde, réponse
à l'OMC»


- « Utopie foncière », d'Edgard Pisani

lettre "alimentons la Bretagne"

les réponses :

-  Liste "Unitaire Anticapitaliste et pour une Ecologie Radicale" menée par Laurence de Bouar

- Contribution "Ecologie Radicale Bretagne"

- Liste "Europe Ecologie Bretagne/Breizh", menée par Guy Hascoët

- Liste "Front de Gauche - Ensemble pour une Bretagne à Gauche", menée par Gérard Perron.

- Liste "Ensemble dessinons la Bretagne, Majorité Présidentielle", menée par Bernadette Malgorn

- Liste "Bretagne au Centre, MODEM", menée par Bruno Joncour

- Liste "une Bretagne solidaire, créative et responsable" menée par Jean-Yves Le Drian

 

Mis à jour (Mardi, 31 Mai 2011 15:17)

 

Terres agricoles. La difficulté de jeunes porteuses de projet

soutien massif le samedi 14 mai à partir de midi à Ty Losquet


Mardi 3 mai dernier, le Conseil d’administration de la Safer de Bretagne a voté, à 9 voix contre 8, en faveur de l’installation de Laëtitia Nogré sur le site de Ty Losquet, écartant de cette manière la candidature de Coline Sorel et Gaël Le Jeune, en projet d’association sur un élevage biologique de brebis laitières et transformation fromagère.

Les organisations paysannes* ayant soutenu le projet d’installation de Coline et Gaël ne désarment pas et sont déterminées à utiliser tous les recours face à ce refus d’attribution par la Safer.

Lors de la rencontre régionale pour une nouvelle alliance agricole à Pontivy le 22 avril, dans notre contribution commune avec d’autres associations de consommateurs et de défense de l’environnement pour un pacte agricole breton ambitieux, nous avons souligné notre scepticisme aux déclarations affirmant que tous les modèles de production peuvent cohabiter. Nous avons ici un exemple criant qu’ils sont concurrents sur le terrain en particulier sur le volet de l’accès au foncier.

Nous, organisations paysannes, interpellons le commissaire du gouvernement, membre du CA de la SAFER, qui décide au final seul de l’attribution des terres, pour que le site de Ty Losquet soit attribué au projet de Coline et Gaël.

En effet, la décision du CA de la Safer aboutit à n’installer qu’une candidate alors que 3 installations sont possibles. Nous entendons et respectons la demande de la candidate concurrente, se trouvant dans une situation complexe de grignotage de foncier par l’extension urbaine en périphérie de Guingamp, pour avoir accès à des terres et délocaliser le siège d’exploitation. Des solutions sont à trouver pour une résolution globale qui aboutisse à la réalisation des 3 installations (attribution de quota laitier, échange de parcelles avec des tiers ...).

Plus que jamais, nous continuons à soutenir le projet de Coline et Gaël. Certains membres de la Safer affirment qu’un projet atypique comme le leur est voué à l’échec : c’est faux ! Ce projet a toute sa place, répondant aux demandes sociétales actuelles, proposant une production bio, avec vente directe et de la valeur ajoutée locale. Les débouchés sont déjà assurés, Coline et Gaël terminent leur parcours à l’installation, les financeurs leurs font confiance

Ce refus d’attribution, nous en faisons un symbole global des difficultés d’accès au foncier pour les projets d’installation hors cadre familial, de petites fermes paysannes. Nous dénonçons le mode d’attribution organisé par les organisations professionnelles qui ne correspond pas aux attentes sociétales.

C’est pourquoi nous lançons un appel à soutien massif le samedi 14 mai à partir de midi à Ty Losquet, pour un pique-nique géant et appelons toutes les organisations, associations, élus et citoyens qui se sentent concernés à venir soutenir ce projet.

http://letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/terres-agricoles-la-difficulte-de-jeunes-porteuses-de-projet 03-05-2011-1288652.php

 

communiqué de presse

lettre au CA de la SAFER

 


* Organisations signataires d'une lettre ouverte à la SAFER : Accueil Paysan, Agriculture Paysanne, Confédération Paysanne, GAB d'Armor, CEDAPA, Terre de Liens, MRJC, CEDAPA, CIVAM, RTF

Mis à jour (Lundi, 09 Mai 2011 14:42)

 

sauvons ensemble la ferme de Coat Keroëc, Pour une agriculture d’avenir en Bretagne et ailleurs

Non à l'expulsion _ soutient à Yveline Hélias

Le Dimanche 17 avril 2011
Journée internationale pour les luttes paysannes
A la ferme de Coat Keroec
Petite restauration sur place à partir de 13h


Sur 5,5 hectares à la ferme de Coat Keroëc en Tremeoc, Yveline Hélias entretient depuis 14 ans un cheptel composé de 20 ovins, 2 vaches, 2 porcs et une petite basse cour. Elle cultive également sur ces terres quelques légumes.


Cette petite exploitation est aujourd’hui menacée de disparition : en effet, les frères et sœurs d’ Yveline Hélias, qui voudraient utiliser terres et bâtiments à des fins plus lucratives que leur usage agricole, ont intenté diverses actions en justice pour tenter de la chasser. Un verdict du tribunal  des baux ruraux vient de tomber : Yveline doit libérer les terres et malgré un recours en appel, elle est menacée d’une expulsion immédiate.


il faut sauver la ferme de Coat Keroëc, non seulement pour préserver, aujourd’hui, l’outil de travail et l’activité d’Yveline mais encore pour permettre, demain, à des jeunes de s’installer et de vivre sur cette ferme. Ce procès s’inscrit dans un contexte de pression foncière qui tue l’emploi et la paysannerie et ne permet plus à terme de vivre et travailler au pays.


venez Nombreux le 17 avril signer et faites signer la pétition :


Whouamap Quimper, MINGA, GAB 29, confédération paysanne Bretagne, Civam 29, Terre de liens Bretagne


Pour se rentre à la ferme : TREMEOC (29120), VE Quimper - Pont l'Abbé sortie Plonéour lanvern

Sortie Ploneour-Lanvern – 4 km – sur la gauche, Direction chapelle St Sébastien - Suivre les panneaux de la carrière Quiniou ( panneaux verts)  Tourner à la dernière route à gauche avant la chapelle St Sébastien, puis continuer tout droit après la carrière jusqu'au champs/parking

Article Télégramme :

http://quimper.letelegramme.com/local/finistere-sud/quimper/ville/petites-fermes-un-modele-a-defendre-08-04-2011-1261905.php

 
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