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Terre de Liens Normandie Marche pour la terre 30 septembre, 1er et 2 octobreTerre de Liens Normandie organise les 30 septembre, 1er et 02 octobre prochains, une Marche pour la Terre visant à montrer le pouvoir d'agir de la société civile pour multiplier les installation en agriculture biologique, à taille humaine, proches de chez nous, en tous lieux! http://www.terredeliensnormandie.org/ |
Pour une Nouvelle alliance agricole en Bretagne : Un pas dans la bonne direction
Le 23 et 24 juin derniers, le CR a adopté un texte « pour une nouvelle alliance en Bretagne ». Ce texte traduit enfin un réel changement d'orientation, notamment par rapport à la déclaration de l'exécutif régional du 22 avril à Pontivy après la consultation engagée par la région sur le sujet agricole qui semblait botter en touche en considérant que toutes les agricultures sont compatibles.
Enfin la région reconnaît que :
« L’agriculture fait aujourd’hui face à un immense défi à brève échéance : la fin de l’agriculture chimique ».
« L’imminence incontestée du pic de production pétrolière ouvre une nouvelle ère où l’énergie sera plus rare et plus chère. »
« La Bretagne crée moins de valeur ajoutée par actif que la moyenne française. »
« Les exploitations sont très nombreuses et plus ou moins bien organisées entre elles. Au niveau de la transformation, les entreprises industrielles sont bien moins nombreuses ; de plus elles connaissent actuellement un mouvement de concentration.
«Au niveau de la distribution, quelques grandes entreprises illustrent parfaitement une situation d’oligopole. »
Il faut « réduire cette dépendance par davantage d’autonomie protéique, en encourageant le recours à l’herbe et aux cultures protéagineuses dans les rotations culturales. » http://agriculture.bretagne.fr/internet/jcms/gbo_73213/accueil
La gestion du foncier et de l'installation doit être une priorité.
Nous nous félicitons que la Région réaffirme son engagement d'être une région sans OGM. Toutefois l'engagement sans OGM, ne saurait se réduire uniquement à un argument de vente à travers des signes distinctifs de qualité. C'est sur le plan réglementaire que cela doit se situer et non sur un cadre normatif de démarche volontaire. Se déclarer région sans OGM doit amener la région à apporter son soutien sans réserve aux mouvement des faucheurs volontaires et à maintenir la pression sur l'ensemble des parlementaires nationaux et européens.
Si effectivement la question de l'énergie est déterminante dans la remise en cause du modèle productiviste, la question de la santé publique est tout aussi essentielle. Rappelons que la pollution de l'air par l'agriculture en Bretagne est l'une des 3 plus mauvaises d'Europe (source : The European Polluant Release and Transfer Register, E-PRTR). De même, au regard de la gravité des conséquences en terme de santé publique, l'usage des antibiotiques comme stimulateurs de croissance dans l'agriculture doit être prohibé.
Sur la question foncière, quand depuis 10 ans, la Bretagne perd 5 000 hectares de surface agricole par an, l'objectif d’acquisition ou de rétrocession par l'EPF d’environ 2 000 ha en 5 ans, soit 400 hectares par an, semble bien dérisoire, surtout que cela ne concerne que les bassins versants responsables des algues vertes. D'après la convention signée en juillet 2011 entre la SAFER et l'EPF « Foncier Bretagne », les limites à la consommation d’espace foncier et la préservation des surfaces agricoles et naturelles ne doivent pas être « un frein au développement local et à la mise en place d’infrastructures». Cette formulation indique bien que l'activité agricole n'est pas considérée comme du développement local et que le développement est forcément consommateur d'espace !
Comment apprécier une politique de repeuplement agricole sans objectifs chiffrés annuels capables d'endiguer et d'inverser la tendance quand on sait que 2400 exploitations disparaissent chaque année depuis 10 ans ?
Enfin comment apprécier la cohérence de cette orientation positive pour la Bretagne, quand en même temps la région s'engage à hauteur de 28,9 M€ pour soutenir le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes. Outre le caractère discutable de cet aménagement au regard des engagements de la France en matière de réduction des GES, ce projet participe l'accélération de conurbation entre Nantes et Rennes, et de la destruction de plus de 2000 hectares de terres agricoles et naturelles dans une zone de biodiversité exceptionnelle, supprimant au passage 40 exploitations agricoles et en amputant 40 autres ?
Nous regrettons que ne soit pas abordée la question des villes bretonnes, de la nécessaire modification radicale de leur politique d'urbanisme, pour maîtriser l'étalement urbain, encourager un approvisionnement alimentaire de proximité, permettre l'auto-production notamment dans les quartiers populaires. Nous rappelons les objectifs demandés par "Alimentons les régions" en mars 2010 : 2000 paysans (6 000 emplois induits) et 6 000 hectares de terre en plus sur 6 ans pour alimenter les villes bretonnes.
L'initiative « alimentons les régions » soutenue par un large réseau d'organisations et de personnalités, a lancé une interpellation régionale « Alimentons la Bretagne » auprès de tous les candidats aux élections régionales en proposant des objectifs chiffrés. Sept formations politiques ont répondu dont celle conduite par Monsieur Jean Yves Le Drian. Les réponses sont consultables sur le site « Alimentons les régions ».
http://www.alimentons-les-regions.fr/index.php/les-reponses
Au regard des positions que nous défendons, nous ne pouvons que nous féliciter de cette évolution de la région Bretagne sur la question agricole.
Cependant, nous attendons de voir comment cette orientation positive se traduira dans les faits, avec quelles véritables politiques publiques et avec quels moyens financiers.
Alimentons la Bretagne. Mis à jour (Lundi, 25 Juillet 2011 10:21) Changer de modèle agricole et alimentaire en Bretagne ?le jeudi 9 juin à 20h
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